Pandémie, ou le pronostic de Cassandre.  Partie 1.

Cassandre m’a affirmé hier que l’Occident était en proie à une crise de la pensée dont il ne se remettra probablement jamais. Tout est en place, a-t-elle ajouté, pour une société du contrôle, à commencer par celui des esprits. Et le plus beau, c’est que les gouvernements n’auront même pas besoin d’officialiser la censure, celle-ci…

Crise sanitaire, partie 3 : de la liberté d’opinion à la perfectibilité

(Suite de la deuxième partie) C’est à ce moment qu’un petit homme frisé et cependant très chauve, dans la soixantaine, prit la parole, à l’extrémité droite de l’Assemblée. Il saisit pour ainsi dire la balle au rebond, en affirmant que, paradoxalement, même s’il avait complètement raison – ce qui, compte tenu de la difficulté de…

Crise sanitaire, partie 2 : de la censure au wishful thinking

(Suite de la première partie) Soucieux de prêter main forte aux médias mainstream, lesquels avaient entamé le processus censorial depuis un bon moment déjà, le Premier ministre annonça la mise sur pied d’un comité chargé d’évaluer toute forme d’expression orale ou écrite susceptible de mettre en doute le bien-fondé de la gestion de la Covid-19…

Crise sanitaire, partie 1 : de l’anti-utopie à la réalité

Hier, juste avant d’aller me coucher, j’eus la vision suivante.  Le gouvernement avait positivement répondu à l’appel du public, ainsi qu’à un certain nombre de journalistes très influents.  Dorénavant, les victimes de la Covid-19 n’ayant pas été préalablement vaccinées ne seraient plus couvertes par la Sécurité sociale, du moins en ce qui concerne les soins…

La crise sanitaire et le pouvoir souverain

De toute évidence, le peuple n’a rien à voir avec le pouvoir souverain.  Il fut de ma part très naïf de penser que, sans pouvoir l’exercer lui-même, le peuple était à tout le moins le détenteur ultime de la souveraineté.  Or, le contexte actuel prouve à quel point cette idée est erronée.  Si le peuple…

Souveraineté : de la discalification de la monarchie à la discalification du peuple

Dans mon dernier article, j’indiquais que la pièce maîtresse sur laquelle s’appuie communément l’État nation pour justifier sa souveraineté était de nature essentiellement sociale, en l’occurrence, un « groupe national central », lequel se considère pour ainsi dire propriétaire naturel de l’État, ainsi que du territoire « approximatif » dans lequel il se situe.  Notez que je ne dis…

L’Amérique n’est pas un État-nation. Le Québec non plus. Dernière partie.

Selon l’Encyclopédie Britannica, l’État nation peut être défini de la manière suivante : État-nation, un État politique souverain territorialement délimité, c’est-à-dire un État, qui est gouverné au nom d’une communauté de citoyens qui s’identifient en tant que nation. La légitimité de la domination d’un État-nation sur un territoire et sur la population qui l’habite découle du…

L’Amérique n’est pas un État-nation. Le Québec non plus. Partie 2.

Interrogée sur l’existence d’un potentiel État nation américain, Hannah Arendt répond à l’écrivain français Roger Errera, dans une interview ayant lieu à New York, en 1973 : « Auriez-vous l’amabilité de me dire à quel groupe ethnique les immigrés doivent être assimilés, les Italiens, les Irlandais, les Allemands, les Français, etc. ? »[1] Bien sûr les…

L’Amérique n’est pas un État-nation. Le Québec non plus. Partie 1.

Interrogée par l’écrivain politique français Roger Errera, dans une interview réalisée à New York en 1973, pour donner ses premières impressions sur son pays d’accueil, la philosophe et penseuse politique Hanna Arendt a répondu sans détour que l’Amérique n’était tout simplement pas un État-nation[1]. Contrairement aux Européens, les Américains ne sont unis par aucun héritage…

Lettre à M. John Dean, ancien conseillé du Président Richard Nixon

Bonjour M. Dean, J’espère que vous avez été épargné par cette terrible maladie, qui a déjà coûté la vie à tant de personnes dans le monde. Au cas où vous seriez disposé à discuter d’un sujet plus léger, je me demandais, en tant qu’écrivain politique moi-même, si vous aviez accordé quelque crédit à l’affirmation faite…